Rapports sociaux, Familles, Genre et Sociétés Contemporaines

Quand les femmes se réveilleront le monde changera

SOCIO 131.1: SOCIOLOGIE DE LA FAMILLE

Classé dans : Non classé — 25 novembre, 2008 @ 4:19

 L’origine de la famille, de la proprité privée et de l’EtatPr. Fatou DIOP SALL 25 H de  Cours SOCIO 131.1:  SOCIOLOGIE DE LA FAMILLE doc

La sociologie de la famille est une des branches de la sociologie. Son objet d’étude concerne aussi bien les composantes que les évolutions de l’institution qu’est la famille. L’objectif du cours est de permettre aux étudiants d’acquérir les bases théoriques  de la sociologie de la famille. Nous aborderons les structures familiales, les indicateurs de la nuptialité, la crise de la famille dans les sociétés contemporaines ainsi que les rapports de pouvoir entre membre d’une même famille. Nous pouvons prendre l’exemple de différents auteurs pour la définir : Emile Durkheim, Alisa Del Ré et François De Singly nous proposent des définitions  différentes, qui  offrent des perspectives d’analyse différentes sur cette institution sociale. E. Durkheim dans Introduction à la sociologie de la famille, nous dit que : 

La famille constitue une unité élémentaire fondamentale de la vie en société dans le sens où elle permet une large part de la reproduction sociale. Il s’agit souvent du premier groupe dans lequel les individus se socialisent et apprennent à vivre en société. La famille est aussi une unité de base dans le cadre duquel sont réalisées une grande part de ces opérations quotidiennes essentielles des individus que sont leur nourriture, leur repos, leurs loisirs et, enfin, leurs activités sexuelles. Dans les siècles précédents, il s’agissait aussi de l’unité qui permettait l’essentiel des activités de production, qu’elles soient agricoles, artisanale ou commerciale. Constater que ce rôle a fortement diminué dans les sociétés modernes montre à quel point la famille est en constante évolution et en interaction permanente avec le mouvement historique… Il semble que ce terme désigne un groupe social offrant au moins trois caractéristiques : 

  1. Il a son origine dans le mariage. 
  2. Il comprend mari, femme, et enfants nés de leur union, bien que l’on puisse concevoir la présence d’autres parents agglutinés à ce noyau. 
  3. Les membres de la famille sont unis par des liens légaux ; par des droits et obligations de nature économique, religieuse ou autre ; par un réseau précis de droits et interdits sexuels, et un ensemble variable et diversifié de sentiments psychologiques tels que l’amour, l’affection, le respect, la crainte, etc. » 

Dans ce texte Parsons redéfinit la famille conjugale présentée par Durkheim, du point de vue américain. Il reprend le fonctionnalisme de weber, l’appliquant à la notion de valeur, pour décomposer le système de la famille. Parsons explique le rôle de l’individu, son évolution dans la famille, la progression du lien entre l’individu et la famille d’orientation et le rôle de celle ci pour l’enfant, la transition qu’est l’adolescence entre ses deux familles puis la progression vers la famille de procréation, à travers trois caractéristiques que sont : la système ouvert de constitution des copules sur un choix romantique, la multilinéarité : toutes les composantes de la famille au sens large sont mise à égalité ; le lien conjugal se constituant à partir du couple. Le tout se fonde sur la liberté de choisir son partenaire en fonction de l’entente, la tendresse n’étant pas compatible avec la contrainte. Pour François De Singly, dans La famille individualiste face aux pratiques culturelles, Paris V CERLIS, 2002, «  Les familles contemporaines peuvent être caractérisées par la coexistence, difficile, de deux fonctions. La première est, selon nous, universelle : sa contribution à la reproduction sociale en mettant de  l’ordre entre les générations, c’est-à-dire en faisant en sorte que les positions occupées par les fils et les filles ne soient pas indépendantes des positions occupées par les pères et les mères. La seconde est spécifique : sa contribution à la production d’une identité personnelle. » 

Selon Alisa Del  Ré, dans Notes sur le privé, le public et la famille, publié en 1997 :  La famille est une instance polymorphe par excellente qui joue un rôle d’intermédiaire entre l’individu et l’Etat, et qui occupe de multiples fonctions. Nous en retiendrons trois :…
Premièrement, la famille incarne le lieu de solidarité et de protection des individus contre l’ingérence étatique. Même si cette fonction, qui ressortit explicitement au privé, est moins sensible en régime démocratique que sous les dictatures de tous ordres, elle n’en garde pas moins son importance, surtout dans les phases de crise économique où la famille sert de refuge aux individus et où elle contribue à atténuer le poids des procédures bureaucratiques auxquelles nombre de ses membres (chômeurs, RMistes, etc.) se trouvent confrontés. On notera néanmoins que, pour les jeunes en particulier, cette fonction de la famille coexiste de façon conflictuelle avec d’autres formes possibles de socialisation (dont le phénomène des bandes d’adolescents dans les banlieues déshéritées fait partie).
Deuxièmement, la famille est indissociable du travail de reproduction accompli par les femmes (travail associé à la sphère du privé, même si l’on a vu plus haut que la réalité est beaucoup plus complexe). C’est en elle que s’inscrit historiquement la dépendance des femmes, sur le plan économique comme sur le plan social, en lien direct avec la prise en charge des personnes dépendantes, qu’il s’agisse de la socialisation primaire des enfants, ou des soins apportés aux personnes âgées et aux handicapés (une dimension, on le sait, qui a pris une importance accrue avec la crise du welfare et le désengagement de l’Etat). L’assignation des femmes aux tâches qui, de près ou de loin, relèvent du domestique est en effet au fondement des discriminations dont elles sont l’objet dans presque tous les domaines…. 

Troisièmement, la famille constitue un biais pour la modulation de certains droits. Ce fut vrai historiquement pour les droits politiques, comme l’illustra le projet d’un vote familial dans les années 1930 en Europe, une logique que prolongent les propositions récentes de certains catholiques italiens  suggérant la création d’une institution qui représente la famille face à l’Etat, ou la bataille actuelle des associations familiales françaises contre la réforme du système d’allocations familiales. Au nom de la défense de la famille en tant qu’entité, ces dernières s’opposent à toute logique de redistribution des richesses qui priverait une minorité de familles de prestations mensuelles pourtant dérisoires au regard de leur revenu mensuel, mais ô combien symboliques à leurs yeux.
Le rôle d’intermédiaire que joue la famille entre l’individu et l’Etat se vérifie aussi pour nombre de droits sociaux de type individuel. Qu’on pense aux allocations sous condition de ressources, établies en fonction du revenu familial par personne, ou aux allocations dépendant d’une condition spécifique (orphelin, enfant unique, membre d’une famille nombreuse, femme au foyer, mère seule, veuve, etc.). Ce sont là autant de clauses qui dépendent directement du statut de l’individu dans la famille.
Dans un cas comme dans l’autre, faut-il le souligner, ce statut apparaît différencié selon le sexe de l’individu. On en veut pour preuve les recherches sur la pauvreté en Europe, lesquelles montrent que les procédures sur lesquelles s’appuient les systèmes de redistribution ont pour conséquence un degré de pauvreté plus élevé lorsque le chef de famille est une femme que lorsqu’il s’agit d’un homme  
De ce qui précède, on relèvera que la famille, en tant que lieu où s’exerce le contrôle des fonctions reproductives, en tant que pourvoyeur de fonctions sociales et en tant qu’intermédiaire dans la définition de nombreux droits, représente un point nodal pour tout ce qui a trait à la « question sociale » (Castel 1995) – dont on pourrait dire en quelque sorte qu’elle la résume.
On est d’ailleurs en droit de s’interroger sur le rôle quasi exclusif de la famille en tant qu’intermédiaire face à l’Etat. Pourquoi la constitution de droits sociaux ne pourrait-elle pas passer par d’autres vecteurs « non publics », tels les réseaux associatifs, par exemple ?
On est également en droit de s’interroger sur le caractère soi-disant « privé » d’une instance qui apparaît comme un sujet public dans ses déterminants juridiques, et qui donne corps aux droits sociaux individuels – à condition toutefois, dans la plupart des pays, d’être enregistrée officiellement.
Là encore, néanmoins, on notera un déplacement dans la définition du privé/familial. Les récentes propositions du gouvernement français qui, s’inspirant de situations déjà adoptées dans d’autres pays d’Europe, projette de conférer des droits aux couples homosexuels, aux couples vivant en union libre ou dans des rapports choisis, identiques à ceux dont bénéficient les couples mariés, sont le signe de transformations sensibles – dans la législation comme dans les mentalités. On ne saurait en sous-estimer la portée quant aux délimitations des deux sphères dont il est ici question, et quant à la définition même de ce que le sens commun attribue au rapport public/privé. 

Plan du cours 

I)             Introduction générale à la sociologie de la famille (définition, perspectives) II)            Les familles contemporaines (africaines et occidentales) 

III)           L’Etat, la famille et le droit IV)           La nuptialité aujourd’hui : mariage cohabitation, divorce 

V)            Famille et rapports sociaux 

Textes Yvonne CASTELLAN Qu’est ce qu’une famille 

Emile DURKHEIM (1888) Introduction de la sociologie de la famille Freidrich ENGELS : L’origine de la famille, de la propriété privée de l’Etat 

Catherine PUGEAULT-CICCELLI : « Mariage, Pacs ou cohabitation Femmes à l’épreuve de la vie conjugale » in Famille et rapports de sexe, ed du remue-ménage, Montréal, 2007, PP 37-55. Sylvie PIRRIER : « L’Etat, la famille et le droit, d’hier à aujourd’hui : l’exemple du remariage dans
la France d’ancien régime », in Famille et rapports de sexe, ed du remue-ménage, Montréal, 2007,  PP 56-69. 

Fatou Bintou DIAL : « Le divorce dans les différentes catégories sociales à Dakar », in Famille et rapports de sexe, ed du remue-ménage, Montréal, 2007, PP  85-101. Lucida SAVONE : « Les enjeux des droits reproductifs au Brésil », in Famille et rapports de sexe, ed du remue-ménage, Montréal, 2007, PP 102 112. 

Héléne TRELLU : «  Négociations dans le couple autour de l’articulation vie conjugale / vie professionnelle : le cas des pères bénéficiant de l’allocution parentale d’éducation », in Famille et rapports de sexe, ed du remue-ménage, Montréal, 2007, PP 158 171. Abdoulaye Bara DIOP : La famille Wolof, Paris,  Karthala, 1983. 

Renée, B, Dan Durand, le couple : les transformations de la conjugalité in Famille d’aujourd’hui, Québec, IQRD, 1990, PP 23-39. De Singly, F.,  Sociologie de la famille contemporaine. Paris, PUF, 1990. 

Ndoye D ,  Nouveau Code de la famille du Sénégal Annoté,  EDJA, DAKAR, 2000, 363 p. 

Bibliographie      BAWIN-LEGROS B., Sociologie de la famille, Bruxelles, De Boeck, 1996. 

     BERGER P. et LUCKMANN T., La construction sociale de la réalité, Paris,       Méridiens/Klincksieck, 1986.     BISILLIAT  Jeanne et LECARME Mireille, Territoire du féminin, territoire du masculin. Relation de genre et développement, Femmes et Sociétés, Paris, Editions ORSTOM, 1992. 

     BISILLAT  Jeanne, Femmes du Sud, chefs de famille, Paris, Karthala, 1996,410p.       BISILLAT  Jeanne (Sous la direction de), Face aux changements les femmes du Sud, Paris, Karthala, 1997, 367p. 

     BOZON M., <>, in SINGLY F. DE et al. Ed),
La Famille : l’état des savoirs, Paris,
La Découverte, 1991. 
Castellan, Y.         La famille,  Paris, PUF, 1991. 

De Singly, F.,  Sociologie de la famille contemporaine. Paris, PUF, 1990.      De Singly, F, Fortune et infortune des femmes mariées, Paris, PUF, (1987) 1993. 

     De Singly, F, La famille : l’état des savoirs, Paris, La découverte,  1991.     De Singly, F, La famille individualiste face aux pratiques culturelles, ParisV CERLIS,2002 

   Del Ré Alisa, Notes sur le privé, le public et la famille, http://multitudes.samizdat.net/Note-sur-le-prive-le-public-et-la mis en ligne en Septembre 1997 visité le 15 Novembre 2008 DIOP, A. Bara,  La famille Wolof, Paris,  Karthala, 1983. 

                   La société Wolof. Présence Africaine, 1981-83.     Durkheim, E. « La famille conjugale ». En ligne. Accessible à http://classiques.uqac.ca/classiques/Durkheim_emile/textes_3/textes_3_2/famille_conjugale.pdf (Accès le 14/01/2004). 

   Engels, F. L’origine de la famille, de la propriété privée et de l’Etat. En ligne. Accessible à http://classiques.uqac.ca/classiques/Engels_friedrich/Origine_famille/Origine_famille_Etat.pdf (Accès le 27/11/2006). Journet, O.,  La femme de mon mari. Paris,  Karthala,  1988. 

Kaufman, J. C,  La sociologie du couple, Paris, 1993. Ly, B, Processus de rationalisation et changement des valeurs au Sénégal, Revue Sénégalaise de sociologie n°1 Janvier 1996. 

 Michel, A.,  Sociologie de la famille et du mariage. Paris, PUF, 1972.                SEGALEN M., Sociologie de la famille, Paris, Armand Colin, 1987 (1981). 

SEGALEN M., « Introduction », in SEGALEN M., Jeux de familles, Paris, Presses du                             CNRS, 1991.  Tahon, M, Famille et rapports de sexe, ed du remue-ménage, Montréal, tome 2, 2007,234p

SOC 331.B Sociologie de la Jeunesse

Classé dans : Non classé — 25 novembre, 2008 @ 3:59

Pr. Fatou DIOP SALL 

25 H de  Cours 

 

L’objectif de cet enseignement est double. Il s’agit d’abord de fournir  aux étudiants des connaissances  sur les processus de socialisation dans les sociétés africaines. Ensuite une démarche comparative est proposée  aux étudiants afin de comprendre  et expliquer les changements sociaux  intervenus  sur le continent et partant, les conséquences  engendrées  au niveau  de l’éducation,  la formation, la participation politique etc.  La  socialisation, elle est l’inculcation des normes et valeurs, car sans ces normes valeurs, la société connaît des dysfonctionnements. La socialisation est effectuée par des institutions et des agents comme la famille, l’école, et les médias. E. Durkheim pose comme principe de base de la socialisation l’idée suivante: «à l’être égoïste et asocial qui vient de naître, elle (la société) en surajoute un autre, capable de mener une vie morale et sociale » 

 C’est pourquoi  dans  « La socialisation en procès : conflits, enjeux et dynamiques » Pascale Garnier soutient que « : deux modèles théoriques de la socialisation s’opposent : le premier l’aborde comme contrainte légitime, devant conduire l’enfant, être déficitaire, à souhaiter entrer dans l’ordre des adultes ; le second valorise les interactions et compétences juvéniles, au travers de situations permettant la construction de soi. Ces modèles ne sont pas sans lien avec les évolutions des contextes socio-historiques dans lesquels sont vécus l’enfance et l’âge adulte. En fait, la socialisation doit être pensée, entre psychologie et sociologie, comme activité des jeunes pour naviguer entre deux mondes, moins comme anticipation de la vie adulte que comme projection vers le futur. 

La jeunesse quant à elle  se situe dans des « entre deux », à la fois dans ce passage entre deux « mondes sociétaux » différents et dans une période transitoire qui s’allonge de plus en plus entre l’enfance et la « vie adulte » caractérisée par une phase intermédiaire d’indétermination et d’expérimentation (Galland, 1997) participant à la construction de son identité sociale (Dubar, 1991) mais aussi à la transformation du système social. La jeunesse d’aujourd’hui fait l’expérience de ces nouveaux modes de socialisation plurielle constitutifs de l’individu contemporain, se construisant à partir d’une pluralité d’expériences faites dans des espaces sociaux hétérogènes et appelée à s’adapter sans cesse à un monde en mutation, marquant ainsi« l’inachèvement de l’homme » (Lapassade, 1978). 

Les jeunes naviguent dans des « eaux incertaines » où ils construisent leur vie à partir d’expériences multiples, obligés d’être stratèges et d’innover dans les marges de liberté du système social institué par la génération précédente. Ces investissements multiples, ces discontinuités dans les parcours de vie, ce vagabondage et ces modes d’agir que Roulleau-Berger (1991) appelle les « cultures de l’aléatoire » caractériseraient le comportement de la jeunesse contemporaine…. 

 Ceux qui possèdent les capitaux sociaux, culturels et/ou économiques en sortiront gagnants. De même ceux qui auront les qualifications supérieures et les compétences multiples. A l’autre bout de l’échelle sociale, les « perdants » entameront une « carrière de déviant » (Becker, 1985) ou basculeront dans la « galère » (Dubet, 1987). 

Nous avons étudié plus particulièrement l’évolution des processus de socialisation de jeunes qui posent des problèmes sociaux et qui sont considérés comme « déviants » car en difficulté d’intégration, aux prises avec l’incertitude dans des trajectoires chaotiques, confrontés à des difficultés d’insertion sociale et professionnelle qui peuvent les amener à se sentir « exclus » de la société, « étrangers » dans un environnement social qui leur semble éloigné de leurs idées ou de leurs idéaux. Cette « jeunesse en difficulté » est une construction sociale qui s’est développée avec les problèmes rencontrés par les institutions à propos de jeunes qui avaient 

des difficultés de socialisation et qui a été catégorisée progressivement comme délinquante ou inadaptée puis en difficulté et aujourd’hui menacée d’exclusion ou « en errance », les institutions sociales participant à cette stigmatisation (Bouamama1997, Bondu 1998, Bordet, 1998). Elle habite principalement les quartiers dits « sensibles » (Dubet et Lapeyronnie, 1992) et se manifeste entre autre dans les « violences urbaines » (Mucchielli, 2002), marquant ainsi une rupture dans la relation avec le monde « adulte » et une impossibilité de construire et de mettre en sens sa vie face aux dominations subies. » 

Dans sont texte sur   « Rêve d’ailleurs : la migration des jeunes africains en formation universitaire »  Abdoulaye s’interroge aussi  sur  ce que jeune veut dire ?    Pour lui, le concept de jeune est problématique, comme le souligne nombre d’auteurs (Durham, 2000 ; Establet, 1994). Catégorie ou classe socialement construite ? Entité biologiquement déterminée ? Simple invention de laboratoires de recherche ? Dans les travaux qui portent sur les jeunes se dégagent en effet plusieurs conceptions de ceux-ci qui semblent confirmer que le terme de jeune est tout cela à la fois et peut-être même davantage. 

    Si la classe sociale et le champ professionnel par exemple  sont capables de déterminer le sens de jeune, il est fort probable que l’ethnicité ou la culture nationale puissent à leur tour l’influencer. Si bien que le terme de jeune pourrait ne pas véhiculer le même sens à partir des sociétés africaines par comparaison aux sociétés européennes. D’ailleurs, jadis dans les premières sociétés, à travers des pratiques telles la circoncision, des marqueurs sociaux  du passage ou de la sortie de la catégorie de jeune étaient inventés, marqueurs que l’on ne retrouvait pas dans les sociétés européennes (Droz, 2000) 

    Dans la plupart des sociétés de l’Afrique contemporaine, on est en mesure d’entrevoir une certaine division par catégories d’âge qui repose sur une sorte d’assignation de rôles ou de privilèges. Il y existe au moins trois catégories d’âge principales : celle d’un enfant, celle de jeune et celle de vieux qui renferme en son sein de nouvelles divisions que l’on n’explicitera pas ici puisque ce n’est pas le propos. Les enfants sont bien souvent des acteurs économiquement soutenus et dominés, placés sous la tutelle des adultes. Les jeunes, en revanche, sont des acteurs de qui l’on attend qu’ils manifestent un soutien matériel aux vieux, dont ils assurent la descendance en même temps qu’ils se placent dans une relation inégalitaire à leur égard

 

 

Plan du Cours 

Introduction 

I-                   Sociétés et socialisation 

II-                Système éducatif et formation 

III-              Politiques de jeunesse et emploi 

IV-             Les jeunes face à la crise 

Textes 

Pascale Garnier « La socialisation en procès : conflits, enjeux et dynamiques »  in  VEI Enjeux, n° 120, mars 2000. 

Gora Mbodj : « Domaines et dimension de la crise sociétale de la jeunesse au Sénégal » in Université Recherche et Développement, n°2 octobre, pp 37- 49. 

Jean Paul Mutombo : « Jeunes et éducation en Afrique subsaharienne » in Regard sur la jeunesse en Afrique subsaharienne,  Presse universitaire de Laval, 2007, pp 25 48. 

Yao Assogbo : « Exclusion et pratique d’insertion des jeunes urbains en Afrique subsaharienne », in Regard sur la jeunesse en Afrique subsaharienne, Presse universitaire de Laval, 2007, pp 49 63. 

 Abdoulaye Niang : « Jeunesse africaine et changement social » in Regard sur la jeunesse en Afrique subsaharienne, Presse universitaire de Laval, 2007, pp 7 24. 

Héléne Bouchard : « Les jeunes commerçantes de Dakar continuité et changement » in Regard sur la jeunesse en Afrique subsaharienne, Presse universitaire de Laval, 2007, pp 105 122. 

Momar Coumba DIOP : « Le syndicalisme étudiant : pluralisme et revendication » in le Sénégal trajectoire d’un Etat. 

Abdoulaye Gueye : « Rêve d’ailleurs : la migration des jeunes africains en formation universitaire » in Regard sur la jeunesse en Afrique subsaharienne, Presse universitaire de Laval, 2007, pp 65 83. 

Mamadou Ndongo Dimé : « Galérer, bricoler, partager contester et rêver : figures de la précarité juvénile à Dakar » in Regard sur la jeunesse en Afrique subsaharienne, Presse universitaire de Laval, 2007, pp 123 143. 

 

Bibliographie sélective 

1)     Assogba, Y (sous la direction), Regard sur la jeunesse en Afrique subsaharienne, Presse universitaire de Laval, 2007, 147 p. 

2)     Bachman, C,  Jeunes et banlieue, Intégration et exclusion dans la société française contemporaine, in G, ferrol (dir), PUL 1994. 

3)     Balandier, G,  Sociologie des mutations,  Paris, Anthropos,  1970. 

4)     Bourdieu, P, Questions de sociologie, la jeunesse n’est qu’un mot, Paris Ed  de Minuit, 1984. 

5)     Charmes, J, Face à l’ajustement : quelle activité et quels revenus, Colloque : jeunes, villes, emploi, Séance plénière n°2. 

6)     Crépin, X et Querrien, A, Diversité des villes et des politiques urbaines et insertion des jeunes, Colloque : jeunes, villes, emploi, Séance plénière n°2. 

7)     COQUERY, V. C., et all., Les jeunes en Afrique : Evolution et rôle (XIXème  et XXème)  Paris, Payot,  1983. 

8)     Dubard, C, L’Autre jeunesse : jeunes stagiaires sans diplôme, P U de Lille, 1987. 

9)     Dubard, C, La socialisation, construction des identités  sociales et professionnelles, A Colin, 1991. 

10) Galland, O, Sociologie de la jeunesse. L’entrée dans la vie, Paris, A Colin, 1991. 

11) DIOP, M, C (sous la dir), le Sénégal trajectoire d’un Etat, Codesria, Karthala, 1992, 500p. 

12) Membe,  J, A,  Les jeunes et l’ordre politique en Afrique noire. L’Harmattan 1985. 

13) .Mauger, G, Jeunesse l’âge des classements, Recherches et prévision, 40, jeunesse le plus bel âge de la vie ? 1991. 

14) Ndiaye, A, I et al, Rapport sur l’insertion des jeunes sénégalais dans le monde du travail  (secteur formel et informel) expériences et perspectives. 

15) Thérail, J-P, La Dynamique des Générations, L’Harmattan, 1995.  

SOC 331.A Socio-anthropologie de la Personne

Classé dans : Non classé — 25 novembre, 2008 @ 3:48

                                                                    Pr. Fatou DIOP SALL 

                                                                             25 H de  Cours

 

 

Cet enseignement a pour but de familiariser l’étudiant  avec l’analyse symbolique  des  sociétés africaines. Pour cela, il s’appuiera sur le processus de socialisation en Afrique. Il sera question durant cet enseignement  de voir la prégnance du groupe  et de la culture sur la socialisation et la compréhension de la personne. Nous prendrons des extraits des textes de Mauss, Naffet Keita, Nicole Slndzingre  etc.,  pour exposer la problématique de ce cours.

 Mauss identifie  diverses définitions de la notion de personnes selon les contextes et les cultures, les structures sociales. En effet, le sens donné à la notion de personne  varie en fonction de  l’espace et du temps. 

Selon lui, « Au contraire des Indous et des Chinois, les Romains, les Latins pour mieux dire, semblent être ceux qui ont partiellement établi la notion de personne, dont le nom est resté exactement le mot latin. Tout au début, nous sommes transportés dans les mêmes systèmes de faits que ceux qui précèdent, mais déjà avec une forme nouvelle : la « personne » est plus qu’un fait d’organisation, plus qu’un nom ou un droit à un personnage et un masque rituel, elle est un fait fondamental du droit. » 

 

Par contre « tout sonne autrement chez les Classiques latins et grecs de
la Morale (IIe siècle avant à Ive siècle après J.-C.) : [...] n’est plus que persona, et, chose capitale, on ajoute de plus un sens moral au sens juridique, un sens d’être conscient, indépendant, autonome, libre, responsable. La conscience morale introduit la conscience dans la conception juridique du droit. Aux fonctions, aux honneurs, aux charges, aux droits, s’ajoute la personne morale 

Marcel Mauss,  (1938)  « Une catégorie de l’esprit humain : la notion de personne celle de “moi” » 23 

         

Dans « Fait social et formation du caractère »Sociologie et sociétés, vol. 36, n° 2, 2004, p. 135-140, Mauss reviens sur la distinction entre la notion de personne et de personnage. Pour lui,  « L’homme a été longtemps un personnage avant d’être une personne. Sa place, son rang, son rôle ont été son tout avant d’être sa simple vie intérieure. Il s’agit par le temps qui court de fabriquer des «personnes humaines». 

        

Dans la partie intitulée « La personne humaine était un être indifférencié », Naffet Keita soutient que « toute société dispose d’un savoir concernant l’être humain en tant qu’individu situé dans le corps social (Mauss) c’est dire que chaque conception du moi dans une société donnée est reliée aux institutions et aux valeurs de cette société, à la fois comme cause et effet. 

Qu’il s’agisse des Bambara, des Songhay ou des Tamacheq, l’individu est pensé comme un noeud ou une convergence de signes ou de relations: un élément généalogique et participe d’un ensemble, la société, en dehors de laquelle, il ne saurait conserver quelque consistance  que ce soit. Notons, par ailleurs, que toutes ces sociétés (Bambara, Songhay et Tamasheq) accordent d’égale valeur à deux  choses que sont la langue et le sexe. Pour les Bambara donc, « la langue, symbole du verbe créateur et organe d’expression de la conception intellectuelle, c’est par elle que sont véhiculés les grands principes de la vie (savoir faire, savoir être); le sexe ou plus exactement le gland chez l’homme et le clitoris chez la femme, les témoins (seere), de la procréation biologique » (Cissé 1973: 143). De ce qui suit, nous tirons les réflexions suivantes: le premier critère de différenciation de la personne humaine indifférenciée, d’après la tradition du Komo, est le sexe.

       

Est-ce que la femme, comme le chante Aragon, « est l’avenir de l’homme » ? Selon Naffet Keita, elle en est le passé. Et même s’il est difficile de croire que toutes les représentations de la femme que l’histoire ou la mémoire nous livre aient été faites pour montrer une déesse unique, elles relèvent au moins, comme première dévotion humaine, une universelle vénération des attributs et des fonctions de la féminité, l’adoration de la maternité en tant que principe divin ou mère universelle : la terre, procréatrice de la vie, elle incarne la fécondité.      

 Tabet (1985) soutient qu’entre la capacité et le fait de procréer s’interposent des interventions sociales sur le corps, la sexualité et la volonté des femmes, qui vont moins dans le sens d’une limitation des naissances que dans celui d’une rentabilisation des possibilités biologiques. Ces manipulations sont permises par deux particularités de l’espèce humaine : la relative infertilité compassée par la régularité et la fréquence de rapports sexuels (principalement par le mariage) et la dissociation entre pulsion sexuelle et mécanismes hormonaux de la procréation. On voit par-là que la femme ne contrôle plus absolument la procréation, elle ne sera plus qu’un « terreau de signes » où l’homme consentira à déposer sa « divine semence ». Le bouleversement des croyances qui s’accomplissait ainsi au sujet de la procréation devait s’accompagner du renversement des valeurs et des structures des sociétés humaines, non pas comme nous l’avons déjà souligné, nous croyons que le matriarcat aurait été un stade obligé de l’évolution de toutes les civilisations. La maîtrise que l’homme imagine avoir atteinte sur la vie, il va donc la vouloir totale. Il exigea la soumission inconditionnelle des femmes et son besoin de progéniture tournera au délire. Au lieu de faire confiance à la fécondité spontanée de l’espèce, il faudra croître et se multiplier à tout prix. Ce sera le premier impératif du patriarcat. C’est l’obsession de la reproduction qui institue la polygamie. C’est la tendance que nous noterons dans les sociétés agricoles (Bambara et Songhay) contrairement.  Naffet KEÏTA Vers une anthropologie des mécanismes sociologiques de construction des lieux de légitimation de la domination et de l’inégalité des sexes en Afrique de l’ouest : les sociétés Bambara, Songay et Touareg.  

        

S’agissant des rites de passage, Nicole Slndzingre  convoque des auteurs comme Van Gennep ,qui considère que « la fonction attribuée  aux rites de passage est de transférer des individus d’un statut, d’un état, d’un être social à un autre : ainsi, les rites initiatiques pubertaires, obligatoires pour l’un ou l’autre sexe font accéder à l’individu au statut de membre « à  part entière » de son groupe- ils inscrivent leur appartenance dans le corps et dans les mémoires – éventuellement à un statut sexuel déterminé ; ce transfert s’effectue suivant une structure temporelle en trois phases ordonnées( rituels de séparation, de mise en marge – la liminalité de Turner- et de réagrégation » Nicole Slndzingre : « Un Excès par défaut : excision et représentations de la féminité », in  L’Homme, Année 1979, Volume 19, Numéro 3 p. 174.            

Cependant, Nicole Slndzingre  précise que « si l’on ne s’en tiens pas seulement à la forme rituelles, les analogies entre la circoncision et l’excision semble tourner court. En effet, en terme d’intégrité corporelle, il n’y a aucune congruence physiologique entre les deux opérations. Par ailleurs, espaces, temporalités et acteurs sont affectés d’indices différents pour l’un et l’autre rituels : l’excision comme rite « abrégé », « familial » centré sur l’individu, est un thème remarquablement fréquent de  la littérature anthropologique, en contraste avec la circoncision comme rituel collectif fortement valorisé socialement. ». Nicole Slndzingre : « Un Excès par défaut : excision et représentations de la féminité », in  L’Homme, Année 1979, Volume 19, Numéro 3 p. 174.       

Au terme du cours, l’étudiant doit être en mesure  de faire l’articulation  théorique entre  la personnalité et la culture  et de caractériser le processus de socialisation dans les sociétés contemporaines

 

Plan du Cours 

            Introduction

I-                   La notion de personne dans les sociétés africaines

II-                Les jumeaux dans la tradition grecque : l’exemple des sociétés occidentaux

III-             Sociétés, Féminités et rites de passages

IV-             Sociétés, Masculinités et rites de passages

 

Textes 

Marcel Mauss (1938) « Une catégorie de l’esprit humain : la notion de personne celle de “moi” » Article originalement publié dans Journal of the Royal Anthropological Institute, vol. LXVIII, 1938, Londres (Huxley Memorial Lecture, 1938). 

 

Naffet KEÏTA Vers une anthropologie des mécanismes sociologiques de construction des lieux de légitimation de la domination et de l’inégalité des sexes en Afrique de l’ouest : les sociétés Bambara, Songay et Touareg. 

 

Alassane Ndao « Chapitre III : Le savoir de l’homme ou la notion de personne dans la pensée négro-africaine », in La pensée Africaine NEAS 1997. 

Nicole Slndzingre : « Un Excès par défaut : excision et représentations de la féminité », in  L’Homme, Année 1979, Volume 19, Numéro 3 p. 171 – 187. 

Patricia Hidiroglou, « Pidyon ha-ben. Le rachat du nouveau-né dans la tradition juive » L’Homme, Année 1988, Volume 28, Numéro 105, p. 64 – 75. 

 

Claudie Voisenat « 
La Rivalité, la séparation et la mort Destinées gémellaires dans la mythologie grecque » L’Homme, Année 1988, Volume 28, Numéro 105, p. 88 – 104. 

 

Gora Mbodj : « Domaines et dimension de la crise sociétale de la jeunesse au Sénégal » in Université Recherche et Développement, n°2 octobre, pp 37- 49.

 Dossier sur : 

-         La parenté à plaisanterie

-         Les totems

-         L’initiation des filles

-         L’initiation des garçons

-         Le nom

BIBLIOGRAPHIE 

AUGE  Marc Les domaines de la parenté, Paris, Maspero, 1975. 

CISSE  Yousouf, Système de pensée en Afrique Noire CNRS, 1981. 

 

ERNY  Pierre: L’enfant et son milieu en Afrique noire, L’Harmattan, 1987, 311p

IZARD Bonte : Dictionnaire de l’ethnologie et de l’anthropologie, PUF Quadrige 2002.

Griaule Marcel : «  Nouvelles recherches sur la notion de personne chez les Dogons, Paris,Journal de Psychologie, 1947.

Hidiroglou Patricia, « Pidyon ha-ben. Le rachat du nouveau-né dans la tradition juive » L’Homme, Année 1988, Volume 28, Numéro 105, p. 64 – 75. 

 

LOMBARD Jacques, Introduction à l’ethnologie, collection Cursus, série « sociologie ».

Ndao Alassane « Chapitre III : Le savoir de l’homme ou la notion de personne dans la pensée négro-africaine », in La pensée Africaine NEAS 1997.

Mauss Marcel (1938) « Une catégorie de l’esprit humain : la notion de personne celle de “moi” » Article originalement publié dans Journal of the Royal Anthropological Institute, vol. LXVIII, 1938, Londres (Huxley Memorial Lecture, 1938). 

 

Mbodj Gora : « Domaines et dimension de la crise sociétale de la jeunesse au Sénégal » in Université Recherche et Développement, n°2 octobre, pp 37- 49. 

RIVIERE Claude, Socio-antrhopologie des religions. 

 

« Les patronymes au Sénégal », in Nouvel Horizon. 

Claudie Voisenat « 
La Rivalité, la séparation et la mort Destinées gémellaires dans la mythologie grecque » L’Homme, Année 1988, Volume 28, Numéro 105, p. 88 – 104.
 

 

 

Socio 231. 2 : Sociologie des rapports sociaux de sexe

Classé dans : Non classé — 15 avril, 2008 @ 11:51

              Objectif du cours 

            Dans le cadre de cet enseignement,  nous proposons  aux  étudiants une  approche théorique et pratique des rapports sociaux de sexes. Dans ce cours nous allons  particulièrement mettre l’accent sur  les relations hommes –femmes dans des contextes différents et à des époques différentes .Cette approche nous permettra de lire les changements qui se sont produits  dans les rapports sociaux de sexe et  les nouveaux contours qu’ils empruntent. Nous étudierons divers auteurs, issus de divers horizons culturels pour voir les différentes perspectives. cf. bibliographie.

 

Plan du cours 

 

I – Une approche théorique des rapports sociaux   

 

a)      étude des statuts et des rôles : pourquoi la domination masculine?  

b)      l’analyse de genre : quelle pertinence ?   

II – Une approche pratique  

a)      la situation des femmes en Occident

 

b)      les femmes dans les sociétés africaines 

III -  les  programmes et  les plates-formes d’action en faveur des femmes 

 

a)      conventions et traités internationaux

 

b)       plans d’actions et politiques à l’égard des femmes Au Sénégal

 

 

Textes 

 

1)         TAHON. J. M, DE  PESLOUAN. G : « Sociologie de la famille et des rapports sociaux de sexe » PP 439-456, Extrait de DURAND. J et WEIL. R,   Sociologie contemporaine,  Vigot, 1993, 644 p.

2)      de Beauvoir Simone « La construction sociale des catégories de sexe » :, Le deuxième sexe.”Extrait de : de Beauvoir Simone, Le deuxième sexe, tome 2, L’expérience vécue, Paris, Gallimard, 1949, pp. 13-48. 

3)      Diop. F : « GENRE, SCIENCE ET SOCIETES : le décalage entre le discours et la réalité »Symposium sur le genre, Caire Egypte, 12 – 14 novembre 2006.

4)      POURDIEU, Pierre, 1981 : Epreuve scolaire et consécration sociale, Actes de la recherche en sciences sociales, vol39, n°1, pp 3- 70. [fichier]

5)      Kanji. S. S. M, 1997 : Des droits de la femme africaine d’hier à demain, Xamal 63 P.

6)      Diop. F, 1998 : « Bilan des politiques et perspectives sur la problématique des femmes au Sénégal : l’intérêt de l’analyse genre » in Africa development, vol. XXIII, Nos. 3 et 4, PP121- 133.  

 

7)      « Les stratégies prospectives d’action de Nairobi  pour la promotion de la femme. Quelques extraits ». La femme africaine, 2006, Bulletin du Codesria n° 1 et 2, p 85- 94.  

8)      Ministère de l’économie, des finances et du plan, 1993 : Femmes sénégalaises à l’horizon 2015, the population council, Dakar, 223p.

 

 

 

 

 

 

 

Bibliographie 

1)      de Beauvoir Simone, 1949 : Le deuxième sexe, tome 2, L’expérience vécue, Paris, Gallimard.  

2)      BOURDIEU P, 1998 : La domination masculine, Paris, Seuil, 134p. 

3)      Cahiers de l’APPRE. 1988. Les rapports sociaux de sexe, problématiques, méthodologies, champs d’analyse. N°7, vol.1. Paris : PIRTTEM/CNRS. 

4)      Conseil économique et social, 2nd session ordinaire de 1975: Etude complémentaire sur le rôle et la place de la femme sénégalaise dans le développement. Dakar  

5)      Cloutier L, Pechat Y, 1993 : «  Femmes, rapports sociaux de sexe et stratégie de développement en Afrique de l’ouest », in Centre Sahel Québec, 59p. 

6)      DAGENAIS H, 1981 : «  Méthodologie féministe et anthropologie une alliance possible » in Anthropologie et Société vol.12. 

7)      Diop A, B, 1982 : « Jeunes filles et femmes de Dakar : conditions de vie et attitudes relatives à la famille, au mariage et à l’éducation sexuelle », Bulletin de l’IFAN, Tome 44, série B, n° 1-2, janvier-avril, Dakar, p. 164-212.

8)      Diop A, B, 1981 : La société wolof : Les systèmes d’inégalité et de domination. Paris, Karthala, 355 p.

9)      Diop A,  B, 1985 : La famille wolof : tradition et changement. Paris, Karthala, 262 p.

10)  Diop. C. A, 1979 : Nations nègres et culture, Paris, Présence Africaine.

11)  Kanji. S. S. M, 1997 : Des droits de la femme africaine d’hier à demain, Xamal.

12)  Mama, A : Etudes par les femmes et études sur les femmes  en Afrique durant les années 1990. CODESRIA, document de travail 1/97, 129p.  

13)  Ministère de l’économie, des finances et du plan, 1993 : Femmes sénégalaises à l’horizon 2015, the population council, Dakar, 223p.

14)  Ministère de l’économie et des finances (Direction de
la Planification et des Ressources Humaines) 2001 : L’approche genre au Sénégal : des stéréotypes sexistes à l’équité, Dakar, 42 p.

15)  Ministère de
la femme, de l’enfant et de
la famille,
1996 : Plan d’action de
la Femme 1997-2001
, Dakar, 126 p.

16)  Ministère de
la femme, de l’enfant et de
la famille, 1994 :
Rapport national sur les femmes ; lutte pour l’égalité, le développement et la paix. Dakar

17)  Nations Unies – OUA (1994) : « Plate-forme africaine d’action. Position commune africaine pour la promotion de la femme  adoptée à la cinquième conférence régionale africaine sur les femmes », Dakar : Nations Unies – OUA, 51p.

18)  Sarr, F., Bâ, H., Sourang, M. : Genre et intervention sociale. Quelle approche dans le contexte sénégalais ? Dakar : éd. Nord-Sud, 1997.

19)  Sarr, F. : Recensement des outils de formation en genre. Dakar : UNIFEM, octobre 1999.

20)  Sociologie et Sociétés. Les femmes dans la sociologie/women in sociology.,vol.XIII, N°2(N° spécial). 1981.     

21)  Unicef, 2000 : Analyse de la situation de la femme et Afrique de l’Ouest et du Centre, Abidjan, CEPRASS, 211 p.

22)  VIDROVITCH, C, Cathrine (2001) : les Africaines : Histoire des femmes d’Afrique noire du XIX au XX siècles, Paris édition du Jonqueres, 149p.

Bonjour tout le monde !

Classé dans : Non classé — 15 janvier, 2008 @ 5:13

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